La mendicité des mineurs se banalise à Marseille, dans l'indifférence des pouvoirs publics
Un ange passe au carrefour. Aussitôt, le silence tombe, et les regards se détournent lorsqu'il tend la main devant les pare-brise : "Une petite pièce s'il vous plaît." Moundia dit qu'il a 11 ans. Il en paraît 8. Tous les jours de l'été, ce blondinet aux allures de Tom Sawyer fait la manche au feu rouge du chemin du Littoral, juste avant la bretelle d'accès de l'autoroute. Son frère, à peine plus vieux, est posté plus loin. "À deux, on se fait 20¤ par jour. Les gens sont plus gentils quand c'est des enfants qui demandent."
Pendus au bras de leur mère qui fait la manche, ou quêtant eux-mêmes à la terrasse des cafés, les enfants mendiants sont de plus en plus nombreux à Marseille. Donner, ne pas donner ? Que peut-on faire, à part s'indigner ? Impossible de passer son chemin sans être révolté par les conditions de vie de ces enfants, qui jouent et dorment à même le trottoir, grelottant de froid ou assommés par la canicule. Victimes d'une maltraitance qui s'expose aux yeux de tous. Sans que personne n'intervienne jamais.
je trouve cela tellement injuste la vie devrait étes faite de facin equitable.......................................
mais surtout aussi que les gens veulent bien s en sortirent.......................